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J'ai cru voir un dieu (Piet LINCKEN)

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Extraits 

Aube sanctuaire,
aurore qui, des nappes de brume
et des pluies de glace,
du soleil écarlate à l'éloignement violet
qui se réfracte dans le vert,
prolonge l'ombre de la gueule :
Canus lupus arctos,
de la terre de Peary,
crâne large et plat,
au travers des plantes du froid
et du vent abrasif,
il a une plasticité qui le soulève
comme le combat des esprits.
Aube sanctuaire, la bruyère et les cailloux – dans l'aurore ces lueurs en arcs saccadés, en volutes magenta et mauve – Canus lupus arctos, le loup arctique, alors que le gel fait éclater la roche, chasse sous l'écrasante étreinte de la glace le bœuf à l'odeur de musc qui gratte du sabot, la lumière rase fait de la gueule du loup comme le doux sourire d'un dieu. 
Titre : J'ai cru voir un dieu
Auteur : Piet Lincken
Illustrations : Joëlle Aubevert
Collection : Le Coudrier
Format : 14 x 20,5 cm
84 pages dont 4 illustrations couleur 
sur papier Canson 160 gr
Prix TTC : 12 euros
ISBN : 978-2-930498-18-8

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Un univers jubilatoire et tout en démesure où la splendeur des forêts nordiques offre un écrin à la mythologie scandinave. La neige côtoie le feu tellurique, le froid boréal avive le feu de l’instinct.

J'ai cru voir un dieu  aborde une atmosphère étrange, proche de l’inconscient car naissant de la profondeur des légendes, de cette réalité immanente, dans laquelle le corps et une nature de neige et de forêts se confondent en une révélation cosmique. On y perçoit l’influence du Sibelius de « En Saga » et les formes et les couleurs d’un Munch. Ce texte a été donné avec des œuvres originales pour piano composées et interprétées par Piet Lincken pour le 11ème festival d’auteurs de la Communauté française de Belgique, « Scènes à Seneffe » en 2008.

« Tour à tour sauvage et lyrique, l’auteur honore le cadre grandiose que les dieux scaldes ont scandé. Il mord à belles dents la jeunesse du levant, jusqu’à toucher les pommes d’or des îles fortunées dans le soleil couchant. Dans la brume d’un lac, c’est un cygne qui chante, qu’il saisit par le cou, à même la neige : quelque dieu imprégné des tumultes de leurs jeux, passionné de vivre, qu’il soit ivre d’abîmes ou de cimes, s’émouvant des feux et des cendres. » (Extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert)
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