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Les jalousies d'Aphrodite (Isabelle BIELECKI)

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Extrait

Je regarde passer les heures
Le soleil faire place à la pluie
La pluie place à la nuit
Sans compter les étoiles
Même pas les appels d’un merle
Sur son fil de cristal

J’attends l’instant l’unique
L’empreinte tant désirée
De ton corps sur moi

Tu franchis le seuil de ma porte
L'horloge dans la cuisine scande
Tes pas dans l'escalier
La pluie en sa sonate inachevée
Joue au métronome de l'église
Et le doute rôde en vain à pas de loup
Car tous répètent le même pas

De deux

Je garde les yeux ouverts
Sur un possible rêve
Je le partage avec la nuit 
Qui me regarde
De tout son silence attentive
À ce désir suspendu entre elle
Et le sommeil inquiet tapi
Entre mes draps en nage

Bientôt chairs en fusion

Tu surgis sans bruit
Maraudeur de mon sommeil
De mes doigts qui veillent
Sur le secret bien caché
De ma volupté tu te faufiles
Sous le dôme de ma main

Crispée

Titre : LES JALOUSIES D’APHRODITE
Auteur : Isabelle BIELECKI
Illustrations : Michèle GROSJEAN
Préface : Anne-Marie DERESE
Postface : Catherine ANGELINI
Format : 14 x 20 cm
84 pages dont 13 illustrations noir et blanc sur papier Canson 160 gr
Prix TTC : 14 euros
ISBN : 978-2-930498-29-4

D'autres livres du même auteur

En 2011, Isabelle Bielecki crée un groupe littéraire en poésie, « Les saintes-nitouches » autour d’un premier thème, l’érotisme amoureux au féminin, dont le recueil « Les Jalousies d’Aphrodite »  fait partie.

« Isabelle Bielecki écrit la ferveur, la merveilleuse épopée des corps, son esprit fiévreux recueille les doux supplices accrochés à sa mémoire, les vagues qui se déchaînent au dedans de son ventre envahissent ses chemins de pureté, deviennent la marque indélébile de l’amant. Une eau très claire la traverse pour la laisser consentante sur la plage des draps ... »
(Extrait de la préface d’Anne-Marie Derèse)

« Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier », disait Georges Clemenceau. Elle a bien perçu cela, Isabelle Bielecki, lorsqu’elle observe la ceinture de l’homme qui se tient devant elle, cette ceinture qui tombe en serpentant et suggère la promesse de l’enlacement des deux corps qui vont s’unir. Faisant la part belle au rêve et au silence, ses textes traduisent la montée du désir en force et en délicatesse. Des images le stimulent, tandis que s’instaure un dialogue imaginaire entre les partenaires en présence. Nous sommes installés dans une maison habitée qui somnole, jusqu’à ce qu’enfin retentisse le cri qui va la traverser entre ombre et lumière. Jusqu’à ce qu’à la manière du feu grégeois l’eau submerge la flamme et que la flamme embrase l’eau, dit le poème. Rien d’obscène ni de violent dans les textes d’Isabelle. Jouant sur l'imagination, l'implicite et la suggestion, ils trouvent dans les illustrations de Michèle des représentations plus crues, plus sulfureuses et explicites de la sexualité. » 
(Extrait de la postface de Catherine Angelini, critique d’art)

« Le livre réserve une singulière unité de ton à ce théâtre de nudité et de désir qui prend le temps d’exister. L’approche y est légère et fluide, un voile est jeté sur le reste du monde habité et les dialogues engagés restent feutrés et caressants... D’une sincérité totale, le propos est un véritable appel au voyage et à l’absolu »
(Extrait d’une note de lecture de Michel Joiret dans la revue Le Non Dit)

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