Editions Le Coudrier
Nous écrire
  • Accueil
  • Prix de poésie Jean-Michel Aubevert
  • A propos
  • Catalogue
  • Les Auteurs
  • Les Livres
    • Miroyances
  • Acheter un livre
  • Ils en parlent

Venir au jour (JEAN-MICHEL AUBEVERT)

Photo
Extraits : 
« Au ferment des soleils, la nuit cuve un vin titré d’étoiles. La lumière est un filon de temps où s’ouvre un appel d’air. Elle est le roseau d’un temps dont se grise l’oeil. Le regard s’effondre sous son pesant d’épaisseur. Autant de cernes oùu nos bras referment leur don de légèreté. »
…
« Tu me dis la lumière, l’arcade sourcilière qu’excave la grotte, la fresque dont les mains ont veillé le gibier et son oeil peint, le voir clair aux fragments de l’obscur, l’éclair d’une idée et la lampe d’un rêve.
Tu me dis les lèvres que tu as sur le coeur comme le jour éclaire. »
…
« Lumière au bec de l'ombre, qu'amorce un chant d'oiseau.
Sous la paupière close, un frémissement s'opère. La pupille se dilate à mesure que se délite le rêve.
L'aube dans les frondaisons s'égoutte. Son linge éclaircit le front, ranime le vieil instinct qu'a nourri le devin dans la tente du feu.
Ceux que sidère le jour le célèbrent aux étoiles. Ils boivent aux astres que voile l'évidence solaire, eux les persécutés cloués à des frayeurs occultes, ceux qui dans la nuit voient. Ils sont la dame blanche qu'on cloue à l'opacité des portes, croyant à la lumière crucifier l'ombre qu'enclôt la porte. »
Titre : Venir au jour
Auteur : Jean-Michel Aubevert
Illustration : Joëlle Aubevert
Collection : Le Coudrier
Format : 14 x 20,5 cm
60 pages + 3 illustrations couleur
Prix TTC : 12 euros
ISBN : 978-2-930498-10-2

D'autres livres du même auteur








De « Notre Patrie des Schizophrènes » au
« Chemin du Dernier Vivant », en passant par
« Dormeurs Egalitaires », Jean-Michel Aubevert renouvelle son chant. Il nous livre ici un exercice de lumière tourné dans un lait d'étoiles, un recueil de présence.
C'est en amoureux du vivant qu'il nous reçoit dans le poème.


« Et toujours, chez Aubevert, l’éblouissement du feu, l’hallucination des clartés. Dans la clairière où s’ébat la magie avec le lumineux sabbat de la mort, la vie se cherche, se dévoile dans l’aube du réel. Le magicien vous donnera le repos des cavernes. Dans les sentiers herbus telle la barbe des gnomes, vous serez ivres des eaux fendues. Les miroirs où flottent des Ophélie bruisseront d’un chant perdu : "L’homme le premier des oiseaux chante."
Dans les lumières à venir "les séductions de la laideur" effaceront les peurs et du vert destin des collines surgiront des âmes nouvelles. Des épées de glace trancheront des failles.
Comme moi, vous serez entraînés dans un temps où prévaudra la présence, le rêve ne sera plus le rêve mais un quotidien d’étoiles : "Dans la nuit du corps, les mains soulèvent le voile où le corps est tendu, plus nu que l’étoile à l’effraction des doigts."
Je voudrais tant absorber la richesse d’Aubevert pour vous la rendre mais je vous laisserai la boire à sa coupe. »

(Extrait de la préface d’Anne-Marie Derèse)
© Editions Le Coudrier | Design : Myril 2014
Propulsé par Créez votre propre site Web à l'aide de modèles personnalisables.